Quelques prières

Seigneur, bénis sois-tu pour les jours que tu nous donnes, jours qui nous permettent de vivre de ta présence et de celle du Créé.

Seigneur, loué sois-tu pour l’eau qui coule à travers ruisseaux, fleuves et mers, cette eau qui coule aussi dans notre corps et nous rappelle notre baptême.

Seigneur, loué sois-tu pour les plantes, les fleurs, les arbres, sans lesquels il n’y aurait pas de vie.

Seigneur, bénis sois-tu pour toutes les créatures que tu mets quotidiennement sur notre chemin :

Bénis sois tu pour cet oiseau, qui le matin sifflote et appelle le lever du jour.

Bénis sois tu pour le coq, qui se dresse sur une petite colline et ravit toute la prairie de son chant.

Enfin, Seigneur, bénis sois-tu pour ce soleil, qui nous apporte Ta Lumière sans laquelle tout ceci ne serait pas.

Exemple de prières universelles repris du bulletin de l’Association Catholique Pour le Respect de la Création Animale (n° 121 - 1er trimestre 1999)
Seigneur Dieu tu as créé toutes choses avec sagesse et par amour, et tu aimes tout ce que tu as créé. Regarde ta création avec bonté et miséricorde, et répands largement tes bienfaits sur toutes tes créatures.

  • Pour tous les êtres, hommes et animaux qui souffrent à travers le monde, prions le Seigneur.
  • Pour tous ceux qui cherchent, chacun à sa manière, à soulager les souffrances et les misères des autres, prions le Seigneur.
  • Pour qu’à l’exemple de saint François d’Assise, les chrétiens acceptent d’aimer et de protéger les animaux, prions le Seigneur.

Prières de chiens

O mon maître
Choisis-moi pour ami et je serai, de tous les amis, le plus fidèle.
Donnes-moi un foyer, et j’en serai le vigilant gardien.
Donne moi un nom, et je n’en voudrai plus d’autre.
Donne-moi une loi et je t’obéirai.
Donne-moi ma nourriture, et tu ne seras pas payé d’ingratitude.
Donne-moi une caresse, et je serai heureux.
Donne-moi ton affection et moi, je te donnerai ma vie.

Mon meilleur ami
A toi, mon Maître :
Toi qui viens me chercher
Pour vivre à tes côtés
Ne m’abandonne jamais.
Donne-moi la douceur de tes caresses,
Moi, je t’offrirai chaleur et tendresse.
Témoigne-moi ta confiance
Moi, je t’offre ma vigilance.
Sache que, à mon égard, ta fierté
sera l’ombre de ma fidélité.
Donne-moi ta simple compagnie,
Moi, je t’offrirai toute ma vie
O toi mon maître, mon seul ami.
Martine Dubray

« Dieu tout puissant et éternel, qui chassez toutes souffrances et maladies par les mérites du glorieux et saint évêque Hubert, votre serviteur et notre patron, soyez propice à nos prières en accordant à tous ceux qui implorent son assistance pour eux, leurs montures et leurs chiens, l’entière et continuelle préservation de la mort subite et imprévue, la guérison de la rage, la délivrance de tout mal et de tout péril, pour l’âme comme pour le corps. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il. »

(Bénédiction pour les veneurs, chevaux et chiens, reprise par David Gattegno, Le Chien, Editions Pardès, Puiseaux, 1995, p. 41)

Tout l’Amour de Dieu

Un jour Dieu nous dit en riant :
« Pourquoi retournez-vous sur terre ? »
Nous lui avons répondu en priant :
« Seigneur ! tu connais ce mystère ? »…

Nous allons chercher nos amis
Que nous avons laissés sur terre.
Avec nous, Tu les avais mis
Car Tu as dit qu’ils sont nos frères ».

« Ils sont nos frères, chaque jour,
Mais connaissent trop la souffrance
O Seigneur, bénis-les toujours,
Fais-leur connaître ta Présence ».

« Veux-tu les mettre dans ton jardin ?
Quand Tu es là, plus de souffrance !
Conduis-nous tous sur ton chemin,
Tu es notre seule Espérance ! »

Dieu souriant, étant d’accord
Fit entrer la création entière.
Certains furent pris de remords
Les ayant torturés sur terre.
Marie-Madeleine MOULIN

Au pays du Bon Dieu que nous serons heureux !
Au soleil du Bon Dieu, qu’il fera bon dormir
Quand on retrouvera ceux qu’on a vu partir !
Oh ! douces retrouvailles ! C’est toi ? C’est bien eux ?
Vous, mon père et ma mère ? Et c’est toi, oh mon frère ?
Et vous, les grands parents qui sont tous rajeunis ?
Oui, toute la famille est enfin réunie…
Les oncles et les tantes et tout le cousinage
Les voisins, les voisines et tout le voisinage
Ah ! vous êtes tous jeunes et vous n’avez plus d’âge !
Je vous retrouve aussi les amis de toujours !
Ceux des jours de joie et ceux des mauvais jours !
… Et puis, qui vient vers moi, les gestes éperdus ?
Ce sont mes animaux que je croyais perdus.
Voilà, voilà mes chats, mes compagnons solitaires,
(Miaou ! miaou ! miaou !) Voulez-vous bien vous taire !
Et puis, voilà mes chiens qui battent de la queue,
Mes pigeons et mes chiens , tous à la queue leu leu !
Devant tout ce monde, je perds un peu la tête
Aujourd’hui, c’est la fête !
Que nous serons heureux, au pays du Bon Dieu
Marie-Thérèse Cousin – Alençon, 8 avril 1999

Mon humble ami, mon chien fidèle, tu es mort
de cette mort que tu fuyais comme une guêpe
lorsque tu te cachais sous la table. Ta tête
s’est dirigée vers moi à l’heure brève et morne.

O compagnon banal de l’homme : être béni !
toi que nourrit la faim que ton maître partage,
toi qui accompagne dans leur pèlerinage
l’archange Raphaël et le jeune Tobie…

O Serviteur : que tu me sois d’un grand exemple,
ô toi qui m’as aimé ainsi qu’un saint son Dieu !
Le mystère de ton obscure intelligence
vit dans un paradis innocent et joyeux.

Ah ! faites, mon Dieu, si Vous me donnez la grâce
de Vous voir face à face aux jours d’Eternité,
faites qu’un pauvre chien contemple face à face
celui qui fut son dieu parmi l’humanité.

Francis Jammes
(« L’église habillée de feuilles », dans Clairières dans le ciel », 1906, p. 191-192)