Protection de l’homme et de l’animal, un même combat Olivier Jelen

Dans toutes les Religions existent des Hommes qui ont compris la place de l’animal dans le Coeur de Dieu. Leur compassion envers ces êtres innocents, livrés à la merci des hommes, les a conduit, entre autres, à devenir végétariens.

Nous pensons, en premier lieu, aux associations de juifs et musulmans végétariens, religions judéo-chrétiennes comme la nôtre.

Nous souhaitons développer un rapport fraternel avec eux, non seulement pour le bien des animaux, mais aussi pour celui de l’Humanité. Car, celui qui est entré dans le mystère de la souffrance, ne l’acceptera plus pour tout ce que Dieu a créé, peu importe sa religion.


" Celui qui est habitué à la pitié envers les animaux
est d’autant plus habitué à la pitié envers les hommes. "
(Saint Thomas d’Aquin)

En juillet 1984, une conférence internationale sur le thème Perspectives religieuses sur l’emploi des animaux dans la science réunissait à Londres des représentants de tous les grands courants religieux mondiaux : christianisme, judaïsme, islam, bouddhisme, confucianisme.

Cette expérience est à renouveler de manière régulière sur des thèmes se rapportant également aux droits de l’animal.

Car le respect de l’animal pourrait s’avérer le lien entre les différentes religions,
qui conduira un jour l’humanité à une paix universelle.

MARGUERITE YOURCENAR - la seule femme à avoir été élue à l´Académie française - l’a très bien exprimé dans son Essai " Le Temps, ce grand sculpteur " (Ed. Gallimard)

" LA PROTECTION DE L´ANIMAL,
C´EST AU FOND LE MEME COMBAT QUE LA PROTECTION DE L´HOMME

Soyons subversifs. Révoltons nous contre l’ignorance, l’indifférence, la cruauté, qui d’ailleurs ne s’exercent si souvent contre l’homme que parce qu’elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons nous, s’il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu’il y aurait moins d’enfants martyrs s’il y avait moins d’animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures, si nous n’avions pris l’habitude des fourgons où des bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en route vers l´abattoir, moins de gibier humain descendu d´un coup de feu si le goût et l’habitude de tuer n’étaient l’apanage des chasseurs. Et, dans l’humble mesure du possible, changeons (c’est-à-dire améliorons s’il se peut) la vie. "

La protection de l’animal doit concerner toutes les religions car nous savons bien qu’en sauvant l’animal et la nature, c’est également l’Homme que nous sauvons !

Nous sommes convaincus que les mauvaises conditions de traitement envers l’Animal se répercutent , en dernières instance, sur celles de l’Homme. C’est pourquoi il est du devoir des responsables religieux de s’unir pour stopper toutes souffrances, toutes atrocités causées de la main de l’Homme à l’encontre de l’Animal.