LINDBERG Alika, "Catéchisme et animaux"

"On a le sentiment gênant que devant l’évolution des esprits vis-à-vis des animaux, l’Eglise enrage, se bute et durcit ses mots d’ordre. Car - ne nous leurrons pas - non seulement on n’a pas progressé, mais on s’est enfoncé un peu plus dans la boue : dans mon enfance, en effet, s’il est vrai qu’on apprenait aux petits catholiques que Dieu n’avait créé les animaux que pour nourrir l’homme et le servir, ces leçons n’allaient quand même pas jusqu’à donner le feu vert aux combats de coqs et aux férias ; aimer son petit chien n’était pas un péché, ni une indignité de verser son obole à un refuge de la SPA. Elles ne soutenaient pas implicitement le port d’un manteau de blanchon".
(LINDBERG Alika, "Catéchisme et animaux", dans : Journal Franz Weber, juil-sept. 1996, n° 37, p. 7-8)